Comment arrêter de se prendre la tête et profiter enfin de la vie

Comment arrêter de se prendre la tête

On appelle  » prise de tête  » le fait de penser à des choses qui n’ont aucun rapport avec la réalité. Oh la la ! D’après cette définition, vous vous direz sans doute que vous, vous ne vous prenez jamais la tête… Eh bien, détrompez-vous ! Ce genre même de réflexion constitue déjà un exemple typique de prise de tête. En fait, tout le problème réside dans la représentation que l’on se fait de la réalité… La réalité, c’est notre corps et le milieu qui nous entoure. Les gens normaux (moi, par exemple….) savent très bien que les choses fonctionnent comme ça. Les névrosés (hystériques, agités du bocal), c’est-à-dire tous les autres, sont irrémédiablement convaincus que la réalité réside dans leur tête. Il y a vraiment de quoi se flinguer ! D’ailleurs, il y en a beaucoup qui le font… Mais, cela ne suffit pas à diminuer le nombre de névrosés qui représentent toujours la majorité de la population. Pour nous libérer de cette pensée névrotique et revenir vers la réalité dont elle nous éloigne, ce livre nous expose précisément toutes les techniques qui peuvent nous permettre d’y parvenir, et de jouir enfin de la vie.

Préambule

Qu’est-ce qu’une prise de tête ?

Pourquoi se prend-t-on la tête ?

Préambule

Un article qui rejoint celui déjà posté sur le pouvoir de l’instant présent. Pour être honnête, je suis ce qu’on appelle un preneur de tête : combien de fois ne l’ai-je pas entendu dire par mes amis et autres personnes importantes pour moi. J’ai cherché les solutions un peu partout : les livres (surtout de psychologie), les thérapies, les voyages, les drogues, malheureusement force est de constater que malgré tous les progrès que j’ai pu faire depuis de nombreuses années, je me sens d’un certain côté toujours insatisfait et frustré. J’ai rencontré très peu de personnes dans ma vie qui m’ont tenu les propos suivants : « si je mourrais aujourd’hui, je suis satisfait de ce que j’ai vécu. » On est tous pareil sur ce point : on veut toujours plus. toujours plus de fric, toujours plus d’amour, toujours plus de joies, toujours plus d’amis, toujours plus. Et quelque soit la quantité de ce toujours plus, ben ça recommence de plus mal car une fois ce toujours plus obtenu, on cherche soit à le garder, soit à l’améliorer, soit on a peur de le perdre. L’amour est un super bon exemple par exemple : on passe une bonne partie de sa vie à le chercher et une fois qu’on l’a « trouvé », soit on commence à avoir peur de le perdre (est-ce qu’il/elle me trompe ? Est-ce qu’il/elle m’aime ou est-ce qu’elle veut seulement coucher avec moi ? Est-ce qu’il/elle va me quitter ? Au final, on arrive rarement à ce contenter de ce que l’on a.

Nous sommes très rarement satisfait en ce monde. Si nous ne possédons pas quelque chose, nous cherchons naturellement à l’obtenir. Si nous avons atteint ce que nous poursuivons, nous cherchons à le garder ou à l’améliorer. Nous adoptons cette politique dans quatre domaines majeurs de nos vies : amour, argent, famille et santé.

Est-ce qu’on pense vraiment à la chance que l’on a de marcher jusqu’à ce que l’on nous annonce que bientôt ça sera le plus cas ? Si je vous dis que demain, vous allez mourir, vous ferez tout pour profiter de cette dernière journée, simplement on se dit rarement que demain on pourrait mourir, alors en attendant on laisse l’anxiété, le souci, la dépression nous envahir pour pleins de choses futiles à vrai dire. Je me permets de dire tout ça, car je suis un des premiers concernés. Et force est de constater qu’on arrive toujours à trouver quelque chose qui ne va pas. Il suffit de parcourir des forums de développement personnel, ou autre pour trouver une multitude de témoignages sur ce thème :

Malgrès tout, j’ai pensé que le terme « prison imaginaire » symbolisait parfaitement mon problème.
Mon problème est simple, je prends trop à coeur tout ce que j’entreprend. Vous allez me dire que c’est positif, mais non. Cela me bloque je n’agis pas naturellement et lorsque les choses ne vont pas dans le sens que je souhaite et bien je m’effondre littéralement. J’abandonne et je me laisse aller. Le pire c’est que le seul remède que j’ai trouvé, c’est de DORMIR.

J’espère que mon problème est bien posé et surtout que vous pourrez y apporter des opinions constructives.

J’ai toujours cette sale habitude de me comparer aux autres,
et bien sur pour me comparer je choisi toujours des personnes qui sont plus fortes que moi dans certains domaines,

donc je suis toujours insatisfait de ce que j’ai,
si par exemple j’ai un EC d’une fille,pour moi ça ne sera pas une « victoire » vu qu’en parallèle je penserais à une autre personne qui a eu des ECs d’une fille encore mieux

c’est une forme de jalousie finalement et ça montre que j’ai besoin de me sentir plus fort que les autres et de le prouver

comment sortir de cette spirale qui veut qu’on étalonne toute notre vie sur celle des autres ?

Il y avait aussi un sondage sur un forum de développement personnel dont le thème était « Etes-vous heureux ? », je cite ici les témoignages les plus intéressants :

Plusieurs mois après, je vaux cent fois mieux que ce que je valait avant la découvert ce forum, j’ai fait des choses dont je ne me serait pas cru capable, j’ai repris ma vie en main sur tous les plans. Mais pourtant, malgré beaucoup d’amis, plusieurs conquêtes, un look OK, un ego assez considérable mais « pondéré », de bonne notes, des yeux qui font rêver les filles de mon lycée, je ne suis pas heureux alors que j’aurait toutes les raisons de l’être.

En m’appuyant sur « Vivre » de Csikszentmihalyi, avec lequel je suis assez d’accord, je répondrais que ce n’est pas ce que tu possèdes qui fait ton bonheur : ce n’est pas parce que je suis intelligent/beau/riche/en bonne santé… que je suis heureux. Evidemment, comme on dit couramment, ça y contribue. Mais très modestement. Il suffit de prendre l’exemple des riches désabusés qui passent leur vie le nez dans la blanche. D’ailleurs l’auteur donne le témoignage de personnes handicapées qui disent clairement que leur accident a été une chance, puisqu’il leur a permis de retrouver des défis, un sens. Oui, c’est dérangeant d’entendre ça ! Mais pourtant…

voila j’ai une femme merveilleuse
3 enfants
1 job
1 voiture
1 appart
et pourtant je me sens toujours triste !!!
je ne sais pas comment « gommer » se sentiment de tristesse
oui tout cela peut vous paraitre banal mais cela me bouffe la vie !

En m’appuyant sur « Vivre » de Csikszentmihalyi, avec lequel je suis assez d’accord, je répondrais que ce n’est pas ce que tu possèdes qui fait ton bonheur : ce n’est pas parce que je suis intelligent/beau/riche/en bonne santé… que je suis heureux. Evidemment, comme on dit couramment, ça y contribue. Mais très modestement. Il suffit de prendre l’exemple des riches désabusés qui passent leur vie le nez dans la blanche. D’ailleurs l’auteur donne le témoignage de personnes handicapées qui disent clairement que leur accident a été une chance, puisqu’il leur a permis de retrouver des défis, un sens. Oui, c’est dérangeant d’entendre ça ! Mais pourtant…

Après ce long préambule, commençons par répondre à la première question : qu’est-ce qu’une prise de tête ?

Qu’est-ce qu’une prise de tête ?

On appelle prise de tête le fait de penser à des choses qui n’ont aucun rapport avec la réalité. On appelle par réalité notre corps physique et notre environnement immédiat… Tout le reste, ce n’est pas la réalité, donc selon la définition ce sont des prises de tête. Vous vous dites peut-être : « bon ben dans ce cas, je ne pense pas souvent à des choses qui n’ont aucun rapport avec la réalité, donc je ne prends pas la tête. » Hé bien détrompez-vous ! On pense tout le temps à des choses qui n’ont aucun rapport avec la réalité ! Par exemple, on peut très bien se sentir seul dans une foule. La réalité c’est que nous sommes entouré et pourtant nous pouvons nous sentir seul.

Cette définition est un peu matérialiste, soit mais si nous l’acceptions, nous aurions fait déjà la moitié du chemin à savoir comment arrêter de se prendre la tête ! Les gens normaux savent très bien ceci. Par contre les névrosés (déprimés, neurasthéniques, paranoides, schizophrènes) pensent que la réalité se situe dans leur tête et c’est là que commence le début des emmerdes… Le seul souci, c’est que la majeure partie de l’humanité est névrosée et donc se prend la tête. Posez donc un peu la question autour de vous : « Et toi ça t’arrive de te prendre la tête ? » Et vous constaterez qu’on est beaucoup dans le cas…

Nous pouvons distinguer 2 prises de tête : les prises de tête bénéfiques, c’est à dire celles qui nous font du bien, et les prises de tête négatives, celles qui nous font souffrir. Dans les prises de tête bénéfiques, il y a la sociologie, la philo, les sciences, l’art ect… Ces domaines n’ont aucun rapport avec la réalité mais ils nous permettent de nous sublimer, de se faire plaisir donc de se faire du bien… Et en dehors de ces quelques prises de têtes bénéfiques, ben c’est horrible à dire mais la grande majorité de nos autres pensées donc de nos prises de têtes sont des prises de têtes maléfiques….En gros 90% de ce que l’on pense nous fait souffrir…

Faites donc le test : Prenez un petit carnet et chaque fois que vous partez dans vos pensées, écrivez donc si ça a été positif ou négatif et faites le compte à la fin de la journée… Vous constaterez que bien souvent la majorité de nos pensées nous font souffrir pour des raisons que nous allons voir plus loin.

Nous pouvons définir une prise de tête comme une pensée qui nous fait souffrir.


Pourquoi se prend-on la tête ?

Si la majorité de nos pensées nous font souffrir, on pourrait légitimer se demander alors : mais pourquoi se prend-t-on la tête (ou pourquoi pense-t-on ?) ?

Très bonne question ça pourquoi pense-t-on… En fait pour assurer notre survie et notre évolution, nous avons dû penser. Nous avons du inventer le concept de « peur ». Pour survivre. Admettons que nos ancêtres croisent un tigre et qu’ils n’ont pas peur. Ils se font bouffer et fin de l’humanité. Game over. Il a donc fallu inventer un système pour empêcher que nous nous fassions bouffr pa rle premier tigre venu et par tous les tigres qui suivront. Un système a été crée pour que celui qui soit devant un danger soit si mal à l’aise, qu’il fasse obligatoirement quelque chose : soit se battre, soit fuir mais en tout cas faire quelque chose pour ne pas finir dévorer comme un gland 🙂 Cette souffrance « la peur » peut être appelé tension. A chaque fois que nous nous sentons menacés, nous avons peur et nous ressentons un état de tension.Ce système fonctionnait bien il y a quelques milliers d’années pour assurer notre survie.

Le souci est que maintenant il n’y a plus de tigres, que nous ne vivons plus dans la savane mais que nous avons toujours notre cerveau qui active un état de tension dès qu’il sent que son intégrité est en danger. Malheureusement c’est notre cerveau qui décide de ce qui représente un danger pour nous. Et ce danger peut être symbolique ou réel.  Il arrive que notre cerveau juge des situations extrêmement dangereuses comme inoffensives et au contraire percoive d’un danger mortel, là où il n’existe aucun danger.

Si nous sommes plus simplement l’employé Trucmuche qui de retour de vacances à Hawaïi voit sa femme passer ses vêtements à la recherche d’une marque de rouge à lèvre, son système d’alarme se déclenche surtout si notre employé Trucmuche a pris du bon temps. Ce n’est pas avec notre esprit rationnel et logique qui décidons si nous sommes en danger, c’est notre cerveau qui décide sur la base des souvenirs qu’il aura emmagasiner et pas moyen de le raisonner.

Et lorsque notre cerveau décide que nous sommes en danger, il n’y a rien à faire ! Peu importe que nous soyons tranquillement installé sur notre lit, notre cerveau panique, point barre ! Et les dangers crées par notre cerveau sont infinis. Certains de ses dangers sont extérieurs à nous : notre collègue veut nous piquer notre femme, notre patron veut nous licencier, on essaye de vous voler votre voiture, le fisc nous met un controle… D’autres dangers concernent notre « moi » : je suis trop gros, pas assez aimable, je vais peut-être attrapé le sida, je suis pauvre, je finirai seul, abandonné, je suis un connard…

La pensée est donc la principale cause de souffrance, autrement dit des prises de têtes.

Et vous, vous prenez-vous beaucoup la tête ?

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~ par contrelapenseedominante sur mai 24, 2010.

2 Réponses to “Comment arrêter de se prendre la tête et profiter enfin de la vie”

  1. Ton article est très intéressant. C’est sur ce genre de sujet que je focalise la quasi-totalité de ma pensée. J’aimerai sincèrement discuter avec toi, je vois là un possible dialogue très enrichissant. Si ça te branche prend mon adresse msn. Salut et bonne vie …

  2. C’est la troisième fois que je tente d’écrire un paragraphe et comme on dit, jamais deux sans trois.

    Ma première réflexion était que votre article donne une bonne idée de base, mais que le mot COMMENT est principalement la dans le but d’attiré l’Attention du lecteur plutôt que de bien résumer ce qu’on va apprendre dans le texte.

    Ensuite, j’ai été porté à relire la dernière phrase et quand j’ai vu que votre question était : est-ce que moi le lecteur je suis pris dans ma tête. Bien sur que oui, si je suis intéresser par votre article, si vous avez utiliser le mot comment pour m’atirer, vous savez pertinamment que je suis atteint de ce symptome.

    ET la pour un troisième review, je trouve votre fin plutot « overwhelming » vous nous sortez tous les types de perturbateur externe mais sans aucun truc ou astuce à faire dans pareil situation.

    Plus je relis votre texte et moin j’ai l’impression que vous comprenez ce dont vous parlez. Pour un texte destiné au névrose, je trouve que vous y allez fort. Et maintenant que j’y pense, le fait que vous dites que vous êtes normal et que ceux qui vous lisent ne sont pas normal, ça tue le lien entre vous et moi.

    Ça aura pris 10 mois pour que vous ayez un commentaire et vous allez peut-être comprendre pourquoi personne n’a aimer votre texte avant

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