Acceptation et lâcher-prise

Ces derniers temps, marre de parler de la séduction, du game, du l’immigration, de changer, de s’améliorer, d’être mieux, de faire mieux, un peu de compassion envers soi et de douceur. Dans la même veine que les articles « comment arrêter de se prendre la tête » et « l’importance d’accepter l’instant présent », aujourd’hui un extrait du livre « Le pouvoir de l’instant présent » sur l’acceptation et le lâcher-prise.

Bonne lecture

 

Les cycles de la vie et l’impermanence des choses

 

Il y a des cycles de succès au cours desquels tout semble vous sourire et bien aller, et les cycles de l’échec quand tout ce que vous avez entrepris s’étiole et se désintègre et que vous devez tout laisser afin de faire place à la nouveauté ou à la transformation.

Si vous vous accrochez et résistez à ce moment là, cela veut dire que vous refusez de suivre le courant de la vie, et vous en souffrirez.
L’involution est nécessaire pour qu’une nouvelle croissance puisse se produire. L’une ne peut exister sans l’autre.
Le cycle de l’involution est absolument essentiel à la réalisation spirituelle. Vous devez avoir connu u grand échec sur un certain plan, une grande perte ou une profonde souffrance pour que la dimension spirituelle vous interpelle. Ou peut-être est-ce le succès lui-même qui a perdu son sens, devenant ainsi un échec ?
Derrière tout succès, il y a l’échec et derrière tout échec, le succès. Dans ce monde-ci, c’est à dire sur le plan de la forme, tout le monde « échoue » tôt ou tard bien entendu et tout accomplissement revient éventuellement au rien. Aucune forme n’est permanente.
Dans un état de conscience réalisée, vous êtes toujours actif et prenez plaisir à créer de nouvelles formes et circonstances, mais vous n’êtes plus identifié à elles. Telle est la différence. VOus n’avez pas besoin d’elles pour trouver votre sens de votre moi. Elles ne constituent pas votre vie, seulement vos conditions de vie.
Un cycle peut durer de quelques heures à plusieurs années. Et dans les cycles longs, des cycles plus courts s’intercalent. De nombreses maladies proviennent de la résistance aux cycles où l’énergie est basse, cycles pourtant essentiels à la régénération. La compulsion à passer à l’action et la tendance à vouloir tirer le sens de votre valeur personnelle et de votre identité de facteurs externes comme l’accomplissement constituent une illusion inévitable aussi longtemps que vous restez identifié au mental.
Et c’est précisément cette identification qui rend l’acceptation difficile. Sans parler de les laisser être. Par conséquent, et comme mesure d’auto-protection, l’intelligence innée de l’organisme prendra les choss en main et créera une maladie pour vous obliger à vous arrêter, afin que la régénération nécessaire à l’organisme puisse s’opérer.
Aussi longtemps que vous qualifiez mentalement une situation de bonne, qu’il s’agisse d’une relation, d’une possession, d’un rôle social, d’un lieu ou de votre corps physique, votre mental s’y attache et s’identifie à elle. Cette situation vous rend heureux, vous fait vous sentir bien face à vous même et peut-être même devenir en partie ce que vous êtes ou pensez être.
Mais rien ne dure dans cette dimension où les mites et la rouille détruisent. Soit les choses se terminent, soit elles changent. Ou bien encore elles subissent une invention de polarité : la situation qui était positive hie ou l’an passé est soudainement ou graduellement devenue négative. La même situation qui vous comblait de bonheur, vous rend maintenant malheureux. La prospérité d’aujourd’hui devient la course à la consommation de demain. Les heureuses célébration nuptiale et lune de miel cèdent la place aux tourments du divorce ou de la coexistence malheureuse.
Ou bien alors une situation donnée prend fin et c’est son absence qui vous rend triste. Quand une circonstance ou une situation à laquelle l’esprit s’est attaché et identifié se modifie ou prend fin, l’esprit ne peut pas l’accepter. Il voudra s’y accrocher et réisstera au changement, comme si on lui arracher un bras ou une jambe.
Ceci veut donc dire que le bonheur et le malheur ne font qu’un. Seule l’illusion du temps les sépare.

Quand on offre aucune résistance à la vie, on se retrouve dans un état de grâce et de bien-être. Et cet état ne dépend plus des circonstances bonnes ou mauvaises.

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~ par contrelapenseedominante sur novembre 24, 2009.

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