La peine de mort

mort Le débat sur la peine de mort relancé ? En tout cas, il y a quelques jours, Eric Zemmour a osé aborder un sujet tabou en France : la peine de mort.

Pour mémoire, la peine de mort a été abolie en 1981 par François Mitterand, faisant de la France le dernier pays européen à l’abolir. Les principaux arguments utilisés contre la peine de mort étaient : nul ne peut attenter à la vie, la peine de mort ne diminue pas la criminalité, le risque de voir des innocents condamnés à mort.

Pour ceux qui veulent un petit dossier sur le pour ou le contre, vous pouvez toujours consulter cette page : http://www.dossiersdunet.com/spip.php?article839.

Voici la vidéo « scandaleuse » ou un des participants sort à Zemmour : Samuel Benchetrit** : « Il faut lui couper la tête, on ne peut plus dire des trucs comme ça en 2009… »

La vidéo concernée est disponible ici.

Sans vouloir entrer dans le débat, pour ou contre, 2 petits textes que je laisse chacun libre de comprendre à sa sauce :

Le premier est extrait du livre d »Abcedaire de la bêtise ambiante d’Alain Soral :

MORT (PEINE DE)

Qu’a changé l’abolition de la peine de mort en France dans la vie des gens ?

A part celles de deux criminels endurcis et trois psychopathes passés de morts pour de bon à emmurés vivants, rien.

Le mondain et le con de gauche s’offusqueront bien sûr qu’on ose prendre un si puissant symbole pour un détail, tout en se gardant bien de pousser l’indignation jusqu’à voir derrière ce symbole de gauche, une gauche réduite au symbole. Un cache-misère … qui, comme nous allons le voir, n’obéit pas forcément à une logique de progrès social. 1) La peine de mort traditionnelle qui se justifiat paradoxalement par la sacralité de la vie, le « Tu ne tueras point », était comme l’inceste, un interdit intransgressable qui valait à l’assassin son exclusion radicale de la communauté humaine, à la suite d’un cérémonial public dont l’emphase n’était pas sans respect, comparé à l’emurement humain vivant actuel ou la piquouse honteuse pratiquée outre-Atlantique.

A cette peine de mort faisait face :

2) l’abolitionnisme religieux qui, posant la question de savoir si une communauté humaine peut se substituer à Dieu en ôtant la vie, retournait le « Tu ne tueras point » contre elle-même; un abolitionnisme de droite logiquement opposé aussi à l’avortement.

face à cet abolitionnisme de droite,

3) …

4) l’abolitionnisme bourgeois, pour qui, hors de profit, plus rein n’est sacré, ni la mort, ni la vie, et qui permet au « bo-bo » de trouver criminel d’ôter la vie à un ignoble assassin mais normal de l’ôter à un futur bébé innocent : d’être à la fois, sans que ça lui pose le moindre problème, contre la peine de mort et pour l’avortement.

Le 2ème texte que j’aimerais partager est extrait du livre « Encyclopédie du savoir absolu et relatif » de Bernard Werber :

L’EMPATHIE

L’empathie est la faculté de ressentir ce que ressentent les autres, de percevoir et partager leurs joies ou leurs douleurs.

D’après l’écrivain américian Philip K. Dick, auteur de Blade runner, si un robot est capable de percevoir la douleur d’un homme et d’en souffrir, il mérite alors d’être qualifié d’humain. A contrario, si un humain n’est pas capable de percevoir la douleur d’un autre, il serait justifié de lui retirer sa qualité d’homme. On pourrait imaginer à partir de là une nouvelle sanction pénale : la privation du titre d’être humain. Seraient ainsi chatiés des tortionnaires, les assassins et les terroristes, tous ceux qui infligent de la douleur à autrui sans en être affectés.

Hé bien si je prends par exemple ces faits divers, certains ne me paraissent pas humains, ou en tout cas, on devrait leur retirer leur qualité d’êtres humains :

1- Le procès du Gang des barbares dont le leader n’a exprimé strictement aucun remord (http://www.parismatch.com/Actu-Match/Societe/Actu/Gang-des-barbares-Un-nouveau-proces-112379/)

Choc

2- Ou encore ce chien qui a été brûlé vif (http://www.ladepeche.fr/article/2009/08/29/662380-Perpignan-Mambon-le-chien-brule-vif-va-mieux.html)

Mambo

3- Les images aussi de la prison d’Abou Grahib

abu_ghraib_iraq_torture

4) Le martyr du petit Johnny

Tout est révélé le 21 octobre : un menuisier de la région se rend à la ferme de M. Coq pour le paiement de travaux. Il découvre, dans un coin de la cuisine, un enfant prostré, décharné, le visage tuméfié. « Je me suis revu au même âge », dira plus tard l’artisan, lui aussi maltraité dans son enfance. Il alerte la gendarmerie. Johnny est aujourd’hui à l’abri dans un famille d’accueil. « Je suis là parce que j’ai tapé mon gamin », a dit le père devant le juge. La mère a tout avoué également : les coups de casserole et de martinet, les nuits avec les cochons, les journées « au coin » sans nourriture… « Il faisait des conneries et pipi au lit » : les parents ont ainsi justifié leur acharnement.

Ok, on ne peut pas faire une analyse objective quand on est sous le coup de l’émotion, que l’argument suivant « comment réagiriez-vous si c’était votre enfant qui était tué ? » peut être fallacieux , mais il suffit d’ouvrir la page des faits divers, pour trouver toutes les semaines des êtres humains qui ne méritent même pas cette appellation.

~ par contrelapenseedominante sur septembre 14, 2009.

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